Prévenir plutôt que guérir !!

Voilà un sujet qui nous allume tous, la prévention des maladies chroniques ! Mais comment se différencie-t-elle de la promotion de la santé? Amélie, l’infirmière d’équipe Altius vous explique les quelques nuances qui différencient les deux sujets. Prévenir plutôt que guérir.

Le Génogramme de votre famille peut vous aider à prévenir des maladies chroniques

Faculté des Sciences Infirmières, Université de Montréal (2008). Génographe: Écocarte et Génogramme [Outil]. Québec, Canada.

Marc, père de famille, aimerait avoir des réponses quant à la prise en charge de sa santé et de celle de sa famille. Par où débuter pour prévenir certaines conditions indésirables?

 

Les affections chroniques, telles que les maladies cardiovasculaires, musculosquelettiques, respiratoires obstructives, neurologiques, ainsi que le cancer et le diabète, créent toutes un fardeau humain et économique, individuel et collectif.

 

La chronicité d’une condition se réfère au fait que celle-ci perdure et évolue au cours des années, produisant de la souffrance autant physique que psychologique.  Les conditions nommées ci-haut englobent le principal problème de morbidité à l’échelle mondiale (OMS, 2014).

 

Notre mission pour promouvoir la santé

Notre objectif est que chaque individu puisse mettre en oeuvre et maintenir des comportements favorables pour conserver une santé optimale. La perception de celle-ci peut être différente pour chacun, mais somme toute elle est souvent apparentée au niveau de bonheur et à la qualité de vie que ressent une personne.

 

En promotion de la santé, nous désirons que chacun puisse développer ses capacités d’empowerment. Ce terme fait référence à l’autonomie et le sentiment de responsabilité que développe un individu envers sa santé. Il permet à chacun de reconnaitre ses forces, ses habiletés et son pouvoir personnel, ainsi que travailler en ce sens pour atteindre un équilibre de vie satisfaisant.

 

Lorsque nous parlons de promotion de la santé, nous devons travailler avec ce qu’on appelle les déterminants de la santé (Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé, 1986). Ils sont des facteurs qui influencent l’état de santé de la population en général;

  • le revenu et la situation sociale,
  • les réseaux de soutien social,
  • le niveau d’instruction,
  • l’environnement physique,
  • le patrimoine biologique et génétique,
  • les habitudes de vie et les capacités d’adaptation personnelle,
  • le développement sain dans l’enfance,
  • les services de santé,
  • le sexe,
  • la culture,
  • et enfin l’environnement social.

 

Comme vous avez peut-être constaté, certains de ses déterminants sont modifiables, et certains ne le sont pas. C’est en agissant sur les facteurs modifiables qu’une personne ou une communauté peut arriver à améliorer sa santé.

 

Prévenir les maladies dites chroniques

On ne se le cachera pas, la prévention des maladies est un défi de taille! L’adoption de saines habitudes de vies n’est pas évidente pour tous. La modification de comportements qui sont parfois encrés depuis très longtemps demande d’être renseigné sur le sujet, d’avoir de bonnes ressources et de la discipline. Notre petite voix intérieure qui nous décourage parfois devra être rapidement mise de côté!

 

Lorsque nous parlons de prévention des maladies, nous ciblons un groupe de personnes qui portent déjà un ou des facteurs de risque. Par exemple, si j’aborde le sujet de faire baisser sa tension artérielle sans médication, je ne rejoins pas l’ensemble de la population, mais seulement ceux touchés de près ou de loin.

 

Comme mentionnés par des dizaines d’auteurs, les facteurs modifiables, soit ceux reliés aux habitudes de vie, sont en grande majorité responsable des maladies chroniques. L’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, l’obésité, le tabagisme, la sédentarité, et les mauvaises habitudes alimentaires sont tous des éléments qui contribuent au développement de maladies chroniques. Mais réjouissez-vous, ils sont des facteurs modifiables, c’est-à-dire que nous pouvons agir sur la modification de ceux-ci en vue de prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir une bonne santé.

piqures

Pour moi, prévenir les maladies, c’est comme s’appliquer du chasse-moustique en plein mois de juin. On adopte des comportements sains pour se protéger autant que possible. Ça ne veut pas dire que nous allons être immunisés à 100%, mais si on ne tente pas d’éloigner ses bibittes là, on risque de passer sous le dard!

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à communiquer avec moi !

 

a.cadoret@equipealtius.ca

Références :

Carroll, G. (2006). Pratiques en santé communautaire (1re éd.). Montréal : Chenelière Éducation.

Organisation Mondiale de la Santé (OMS). (1986).  Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé [document pdf]. Repéré à : http://www.euro.who.int/fr/publications/policy-documents/ottawa-charter-for-health-promotion,-1986