Le bonheur et le travail réunis

Le bonheur et le travail réunis! Voici trois passages commentés d’un article d’Entreprise, un magazine mensuel français (27 octobre, 2015). «Les managers doivent être des leviers du bonheur au travail[1]».

«Quand il est trop focalisé sur ses tableaux de bord, ses indicateurs et ses plannings, le manager délaisse deux postures essentielles à sa fonction : celle du leader qui donne le sens et la vision; celle du coach qui vise à développer le potentiel des personnes.»  

Oui, certaines entreprises visent la quantité de leurs employés, bien plus que la qualité de ces derniers. «Rétention», «faible taux de roulement» et «satisfaction au travail» sont d’ailleurs souvent des thèmes très flous pour ces derniers. En revanche, la demande en managers soucieux de leurs employés est et sera forte : une importante «guerre des talents» s’installe. Les baby boomers nous quittent déjà en masse depuis quelques années; en moyenne un employé devra bientôt combler 1,6 poste. Dans certains secteurs d’activité, comme l’infirmerie, l’ingénierie et la médecine, il y aura 3 emplois pour chaque gradué. Encore plus surprenant : dans le domaine du génie chimique, il y aura 16 emplois disponibles pour chaque gradué!

«Ces nouveaux venus sur le marché ont  du pain sur la planche», direz-vous. Je vous répondrai qu’ils ont l’embarras du choix.

«Car le succès véritable et durable d’une entreprise n’est pas seulement dans l’atteinte de ses résultats chiffrés, mais aussi et surtout dans la qualité de la collaboration au sein des équipes et dans le niveau de bonheur de chacun.»

Certaines entreprises choisissent même d’inverser la pyramide : prioriser et créer de la valeur pour les employés. Malgré tout, une question se pose : l’entreprise est-elle au service de ses employés ou bien les employés sont-ils au service de l’entreprise?

Prenant en considération qu’un salaire décent ainsi qu’un bel horaire ne sont pas les seuls ingrédients à un milieu de travail sain et heureux, la relation employeur/employés s’agit d’une relation bilatérale à responsabilités partagées.

Conditions de travail adaptées et appréciées, souvent reliées au bien-être, ne sont que le début d’un suivi personnalisé permettant à l’employé d’apprivoiser le bonheur au travail.

«Entre le ‘’burn-out’’ et le ‘’bore-out’’, le bonheur au travail est possible quand la personne a conscience de ses véritables ressources et quand elle a le sentiment de les mettre au service d’un projet de manière efficace et utile.»

«Burn-out» : lorsqu’un employé requiert une attention urgente.

«Bore-out» : lorsqu’un employé a un urgent besoin de motivation.

Comment trouver une zone viable et stimulante pour l’entreprise et l’employé? Comment adopter un sain équilibre entre ces deux extrêmes, soit «stress» et «ennui»? Assurément, la loi du juste milieu refait surface, cette dernière étant l’ingrédient ultime à un mode de vie équilibré.

Ainsi, la recette du bonheur en milieu de travail se traduirait en plusieurs rétroactions rigoureuses, ces dernières étant en mesure de faire progresser l’individu à l’abri du surmenage et de l’ennui chronique.

Au final, comment cibler et appliquer ce fameux juste milieu? Selon Équipe Altius, l’humanisation des équipes de travail amènera les employés à faire des activités ensemble, à dialoguer sur de multiples sujets et à apprendre à mieux se connaître. Dans le cadre de nos activités, l’adoption de saines habitudes, d’une hygiène de vie et d’un équilibre adoucissent les relations entre collègues, ces derniers désormais munis d’un avantage significatif : une porte vers la santé directement en milieu de travail.

 

[1] Philippe Laurent,  «Les managers doivent être des leviers du bonheur au travail». L’entreprise. En ligne. (Octobre 2015). < http://lentreprise.lexpress.fr/actualite/le-management-levier-du-bonheur-au-travail_1729289.html>. Consulté le 8 novembre 2015.