“Je suis assez” pour une meilleure gestion du stress

La gestion du stress par l’affirmation “Je suis assez”

 

Je suis assez bonne, je suis assez en santé, je suis assez productive, je suis assez riche, je suis assez pertinente, je suis digne de ma promotion, …

Combien d’entre nous pouvons affirmer avec certitude et confiance que nous somme assez? Il est dit que nous vivons dans une culture de pénurie, que la première pensée que nous avons le matin est: Je n’ai pas assez dormi et la dernière pensée que nous avons avant de fermer les yeux est: Je n’ai pas assez accompli de choses aujourd’hui et ce qui est pensé entre les deux est une litanie de pensées de “pas assez”.  Quand j’ai entendu cette phrase, à l’écoute d’un cours offert par le Dr Brene Brown sur la vulnérabilité, ça m’a grandement touché et ça a mis des mots sur mon processus de qualification olympique échoué en 2004 et en 2008.    Vu ces résultats bien en deçà de mes attentes et de mes objectifs, un constat de survie s’imposait; je me devais d’être infiniment plus que ces derniers sinon ma valeur en tant qu’être humain ne reposait que sur la qualité des résultats produits vis-à-vis des objectifs (oui élevés) que je m’étais fixés jadis.  Si je gagnais une semaine, j’étais sur un nuage, j’étais quelqu’un.  Au contraire si je perdais, je ne valais rien, j’avais honte et je voulais me recroqueviller en position du foetus dans ma chambre d’hôtel jusqu’à ce que mon sens du devoir reprenne le dessus, me tire de mon lit pour poursuivre l’entraînement en vue de la prochaine compétition.  La forme de stress qui m’habitait à l’aube de chaque compétition était très insidieuse et elle n’était pas en lien avec la compétition directement mais plutôt en lien avec mon identification totale et entière à mes résultats.  Je mettais ma valeur en tant qu’être humain en jeu à chacune de mes apparitions sur le terrain.  Malheureusement jadis, je ne pouvais faire cette distinction qui est maintenant claire et limpide.  J’aurai eu besoin de ne pas me qualifier à deux reprises pour vraiment assimiler la notion; je ne suis pas mes résultats, je suis responsable de donner mon meilleur effort en tout temps et c’est assez.

Je vous épargne le long processus intérieur qui a dû s’opérer mais si j’ai poursuivi aux côtés d’Annie Martin en 2008 c’est largement dû à cette prise de conscience combien profonde.  J’ai abordé la compétition avec beaucoup plus de légèreté; avec mon coeur d’enfant qui jadis voulait dormir avec son ballon de volleyball; j’avais du plaisir sur le terrain; je prenais à nouveau des risques; je pouvais apprécier l’évolution d’un match; j’avais même hâte de jouer 😉  Cette valeur, que je reconnaissais en moi, je la reconnaissais désormais en ma partenaire et j’avais alors beaucoup plus d’empathie, consciente que comme moi, elle voulait gagner et que chaque action était performée au meilleur de nos capacités avec les informations que nous avions en ce moment précis ce qui a donné un nouveau souffle à la valeur et la force du travail d’équipe.  À notre 2e événement du circuit mondial ensemble, nous avons obtenu mon meilleur résultat en carrière à ce jour avec une 5e position (Annie détient une 4e).  Ce nouveau souffle nous a propulsé et motivé à poursuivre ce chemin ensemble, qui a été parsemé de multiples embûches (peut-être feront-elles l’objet d’un autre article) mais aucun de ces obstacles n’étaient intimement lié à ma valeur en tant qu’être humain et donc désormais ma gestion du stress de compétition ne reposait que sur mon désir de bien exécuter mon plan de match, mes actions ainsi que la gestion de mes émotions et non sur ma valeur intrinsèque.

Si je vous parle de cette expérience, c’est que j’ai côtoyé beaucoup de gens en milieu de travail depuis plusieurs années et je prends conscience du fait que nous nous définissons énormément par ce que nous faisons et ce que nous accomplissons et non par comment nous le faisons ou comment nous nous présentons au monde qui nous entoure.

Voici une liste de coûts associés à ce phénomène répandu:

– Vitalité diminuée

– Créativité amoindrie car nous devons nous exposer pour avoir accès à notre pleine créativité

– Relations inauthentiques par peur d’être vu pour qui nous sommes vraiment

– Niveau de satisfaction de la vie affecté négativement

– Niveau de stress soutenu et continu car rien d’autre que nos accomplissements ne nous remplit

– Sentiment de satisfaction personnelle éphémère; nous ne sommes qu’aussi bon que notre dernière réussite.

Quelques outils pour enrayer ce sentiment de pénurie de notre quotidien

– Écouter le vidéo ci-bas de Brené Brown !

– Pratiquer la gratitude au quotidien (et non ce n’est pas un gêne mais bien un muscle à entraîner)

– Accepter d’être vulnérable (non dans un sens faible, mais bien dans le sens de se présenter tel que nous sommes)

– Cultiver des hobbies, des passions

– Jouer (trouver une activité qui permet de retrouver notre coeur d’enfant, en la pratiquant nous perdons le sens du temps)

– Reconnaître que peu importe le résultat, nous avons fourni notre meilleur effort et c’est tout ce pourquoi nous devons nous tenir responsable.  Nous avons pris la meilleure décision avec les informations et les connaissances que nous avions au moment de l’action (si tel n’est pas le cas, il serait important de revoir votre niveau d’engagement face au succès de votre projet).

– Constater et observer les comportements que nous adoptons pour engourdir nos émotions (gâteries alimentaires, alcool, drogue, sexe, télévision, activité physique (c’est le mien!!), …)

– Se répéter et reconnaître en soi:  Je suis assez

 

Bon visionnement!

 

Chez Équipe Altius, nous reconnaissons que la performance humaine est l’accumulation de plusieurs saines habitudes de vie qui augmentent nos réserves et nos aptitudes à la gestion du stress.  Les stress auxquels nous faisons face sont d’ordre alimentaire, physique, électro-magnétique, thermique, chimique et finalement d’ordre psychique et émotionnel.  Nous utilisons et partageons le fruit de nos 35 années d’expérience en performance humaine afin d’en faire profiter les employés en milieux de travail et ainsi démocratiser cette performance humaine.