QUAND ÊTRE ASSIS, C’EST MOURIR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Combien d’heures par jour passez-vous assis à votre bureau, dans des réunions, devant votre ordinateur, devant votre télévision, dans les transports en commun, dans l’auto ou ailleurs?  Si vous passez plus de la moitié de la journée assis, dites-vous que vous n’êtes pas seul dans ce cas et que cela n’est pas nécessairement une bonne nouvelle ; vous mourez à petit feu et cette mauvaise habitude peut être aussi dommageable que la cigarette.

 

Mourir à petit feu: les risques liés à la position assise

Pour faire un bilan des pathologies associées au travail de bureau, voici différentes problématiques.  Pour les travailleurs de bureau restant assis pendant de longues périodes de temps, les risques de diabète augmentent de 112% et les risques de problèmes cardiaques augmentent de 147%, versus les travailleurs actifs, selon une recherche de l’université de Leicester.  Chaque année la sédentarité est reliée à 49 000 cas de cancer du sein, 43 000 cas de cas de cancer colorectal et 30 600 cas de cancer de la prostate.  Les pathologies du dos sont un fléau de plus en plus présent dans notre société, telles que les tensions musculaires, l’hernie discale, la lordose lombaire, ETC…

 

Le corps: en travail constant de compensation

Il est primordiale d’avoir une bonne posture assise  parce qu’en plus,  si notre espace de travail n’est pas adapté à nous et notre travail, le dos compensera.  Travailler devant un écran demande une attention soutenue, on porte la tête vers l’avant, on adopte une posture de fermeture, d’enroulement et une bascule des épaules vers l’avant. Une posture assise maintenue pendant des heures provoque un raccourcissement, un manque d’élasticité et d’extensibilité des muscles raccourcis pour une longue période. Par exemple, le psoas, attaché au bas du dos, est plus rigide et il a tendance à tirer sur le bas du dos et à provoquer des douleurs lombaires à long terme. C’est pourquoi nous avons parlé d’étirements et de micro-pauses dans les derniers articles.  

Plus nous sommes inactifs, moins notre réponse à l’insuline sera bonne et plus le pancréas devra en produire pour contrer. La surproduction d’insuline influencera les risques du cancer cité plus haut.  À un stade plus avancé, si nous demeurons inactifs et que notre alimentation n’est pas adéquate, ce qui a le plus de chance d’arriver lorsque nous sommes en position assise prolongé, devant un écran et que la fatigue s’installe nous deviendrons insulinorésistant et notre corps voyant que nous produisons de l’insuline pour rien arrêtera d’en produire, ce qui se transformera graduellement en insulinodépendant, qui est le début du diabète de type 2.  

 

Quoi faire pour s’aider?

Bien que vous soyez actifs ou sportifs si vous restez assis plus de 6 heures dans votre journée, cela comporte des risques.  Des études prouvent que les journées d’entraînement font en sorte que vous restez assis plus longtemps les autres journées et qu’en globalité vous êtes moins actifs.  Donc, n’oubliez pas de rester actifs, de marcher et de changer de position dans votre journée même si vous avez fait un bon entraînement dans la journée.  

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, plus de 150 millions d’ordinateurs seraient utilisés partout dans le monde.  Diminuer votre temps assis durant la journée peut réellement prolonger votre vie, donc pensez-y et soyez actifs en tout temps et optez pour le travail mixe debout/assis.  Vous serez plus productif, moins fatigué et à long terme cela sera que positif pour tout le monde.

 

article par: Félix Guèvremont